Le fameux noyau du CH

Durant sa conférence de presse, à la fin de la dernière journée des échanges de la Ligue nationale de hockey, Marc Bergevin a exprimé sa satisfaction d’être parvenu, en ne laissant partir quelques vétérans, à mettre la main sur de nouveaux choix au repêchage.

Il s’est également dit heureux d’avoir pu procéder à ces acquisitions sans devoir toucher au noyau de son équipe.

Quel est donc ce fameux noyau ?

Des joueurs en fin de contrat

Parmi les joueurs de l’équipe dont la contribution est assez significative, on en compte cinq qui arrivent à la fin de leur contrat.

En effet, les Phillip Danault, Tomas Tatar, Brendan Gallagher, Jeff Petry et Joel Armia deviendront tous des agents libres sans compensation au terme de la saison 2020-2021.

De ce groupe, en dehors de Gallagher qui représente le cœur et l’âme de la formation, il est difficile de prédire quels seront les plans du Tricolore concernant l’avenir des quatre autres. Il ne serait pas étonnant de voir l’un d’entre eux changer d’adresse au courant de la prochaine période estivale.

Des joueurs vieillissants

Carey Price et Shea Weber, lorsqu’ils ont la chance de demeurer en santé, constituent des valeurs sûres pour l’organisation du Canadien de Montréal.

Pour le premier, quand il est au meilleur de sa forme, Price peut se situer parmi les gardiens les plus dominants du circuit. De son côté, Weber est encore un défenseur capable de s’acquitter de missions défensives importantes et de soutenir son équipe en attaque.

Cependant, le principal hic avec les deux athlètes est qu’ils sont maintenant vieillissants et qu’on n’a aucune idée du nombre de bonnes années qu’ils parviendront à offrir à la formation.

C’est dans cette optique que de plus en plus d’experts et d’amateurs croient que le CH devrait fortement profiter de leur valeur actuelle pour tenter de les échanger contre de jeunes joueurs talentueux.

Des joueurs énigmatiques

Personne ne peut enlever à des attaquants comme Jonathan Drouin et Max Domi ce qu’ils possèdent au niveau de leurs habiletés.

Toutefois, c’est sur le plan de leur attitude et de la constance de leurs performances que ces deux joueurs représentent des points d’interrogation.

Malgré leur grand talent, et le fait qu’ils comptent déjà quelques années d’expérience dans la LNH, Drouin et Domi ne se sont pas encore affirmés comme des avants sur lesquels le club pourra aveuglément compter, saison après saison. De plus, considérant leur historique comportemental, il n’est pas exclu de penser que des problèmes d’attitude pourraient éventuellement finir par chasser l’un d’entre eux de Montréal.

Quelques bons jeunes

Dans la catégorie des jeunes espoirs de l’équipe, on peut certainement placer le nom de Nick Suzuki en tête de liste. À sa toute première saison chez les professionnels, le centre impressionne déjà grandement par sa lecture du jeu et sa production offensive.

On peut également mentionner celui de Jesperi Kotkaniemi. S’il est vrai que le premier choix du Tricolore en 2018 a connu des difficultés à sa deuxième saison dans la grande ligue, rien n’empêche de croire que, dans un avenir assez proche, il deviendra un excellent centre de troisième ligne qui pourra facilement, en cas de besoin, donner un coup de main sur l’une des deux premières.

On pourrait aussi ajouter à ces noms ceux des attaquants, Jake Evans, Ryan Poehling et Cole Caufield, celui du défenseur, Cale Fleury, de même que celui du gardien de but, Cayden Primeau.

Par contre, étant donné que le développement d’un jeune joueur repose sur bien des facteurs imprévisibles, nul ne saurait dire où en seront rendus ces quelques prospects de l’organisation au fil des prochaines saisons.

En conclusion

Toutes ces variables nous permettent de nous questionner au sujet du noyau dur dont parlait Bergevin. En fait, ce que révèle surtout cette brève analyse, c’est qu’il n’est pas évident de déterminer avec précision quels sont les joueurs qui auront le mandat de porter l’équipe sur leurs épaules et de faire du Canadien de Montréal un club de haut calibre d’ici quatre ou cinq ans.

Crédit photo : Ivanoh Demers, Archives La Presse

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