L’heure des grandes décisions a sonné

Bergevin

Alors que le Canadien vient d’ajouter un cinquième match à sa série de défaites consécutives, en s’inclinant pour une quatrième fois, en 4 rencontres cette saison, face à la pire formation de tout le circuit Bettman, l’heure des grandes décisions pourrait bien avoir sonné au sein de l’organisation.

Le 24 février

La date limite des transactions approchant à vive allure, il est à se demander quel chapeau portera le directeur-gérant de la formation, Marc Bergevin, d’ici à cette journée-là ?

Considérant les récents insuccès de son équipe, et les faibles chances pour elle de se tailler un billet pour les séries éliminatoires, il serait étonnant de le voir jouer la carte de l’acheteur.

Il lui resterait donc deux autres options.

Celle de vendre quelques joueurs talentueux afin de garnir la banque de choix au repêchage du club ou encore celle de garder le statu quo, en misant sur l’espoir que le groupe actuel pourrait faire nettement mieux l’an prochain.

Ne me jetez pas la pierre. Je ne fais qu’envisager des possibilités.

Ilya Kovalchuk

Tout feu tout flamme à son arrivée à Montréal, au point que personne (ou presque) n’osait même concevoir qu’il pourrait être échangé lundi prochain, Ilya Kovalchuk s’est montré plutôt effacé au cours des cinq dernières rencontres. Malgré ses 18 tirs au but d’enregistrés durant cette séquence, le numéro 17 aura tout de même été totalement blanchi de la feuille de pointage.

Si, selon les diverses rumeurs, plusieurs équipes démontrent de l’intérêt pour le gros attaquant russe, Marc Bergevin se laissera-t-il tenter par l’idée de mettre la main sur un bon choix de repêchage contre ses services ou voudra-t-il s’entendre avec lui sur un nouveau contrat?

Tomas Tatar

Avec une récolte de 54 points en 62 parties, Tomas Tatar aura été le joueur d’avant le plus constant dans sa production offensive, chez le Tricolore, cette année. Âgé de seulement 29 ans, le Slovaque pourrait avoir encore plusieurs bonnes saisons à offrir. C’est probablement pour cette raison que son nom s’est retrouvé aussi souvent glissé dans des rumeurs de transactions ces dernières semaines.

Mais que vaut-il réellement sur le marché ?

Qu’est-ce que les formations les plus désireuses de faire son acquisition seraient-elles prêtes à donner en retour ?

Voilà des questions sur lesquelles l’état-major du Canadien devra se pencher durant les prochains jours.

Jeff Petry

Bien qu’il fasse fréquemment l’objet de vives critiques pour ses nombreuses bévues en zone défensive, Jeff Petry est un arrière au gros gabarit qui est capable d’appuyer son équipe en attaque. Celui qui est en voie de signer une troisième saison consécutive de 40 points et plus a plusieurs fois été mentionné, lui aussi, dans des scénarios d’échanges.

Portera-t-il encore le chandail des Habs une fois passée l’heure limite pour les changements d’adresse, le 24 février ?

Le statu quo

Et oui ! Encore ce vilain mot.

Et si, admettant le fait que la saison en cours fut un fiasco sur toute la ligne, Marc Bergevin décidait de croire encore dans le « potentiel » de son club ?

S’il décidait qu’en gardant les Kovalchuk (dans l’éventualité d’une entente avec ce dernier), Tatar, Gallagher, Drouin, Domi, Danault, Armia, Weber, Petry et Price autour de ses jeunes, l’organisation en sortirait plus gagnante que si elle tentait de gros échanges ?

N’existe-t-il pas un dicton disant que, certaines fois, les meilleures transactions sont celles qu’on ne fait pas ?

À Marc Bergevin d’en juger.

Crédit photo : Hockey30.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *